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Frais de scolarité : McGill et Concordia contre-attaquent le gouvernement québécois

McGill a vu les demandes d’admission au premier cycle en provenance d’étudiants canadiens hors Québec chuter de plus de 20 %

Deux des universités les plus prestigieuses de Montréal, l’Université McGill et l’Université Concordia, ont décidé d’engager des poursuites judiciaires contre le gouvernement québécois. La raison : les récentes mesures concernant les frais de scolarité, tant pour les étudiants canadiens que pour les étudiants internationaux.

L’Université Concordia a annoncé cette décision par le biais de ses canaux officiels, tandis que chez McGill, un vote unanime lors d’une assemblée extraordinaire a été le déclencheur de cette démarche, selon un communiqué de presse officiel.

Le recteur et vice-chancelier de l’Université McGill, Deep Saini, a exprimé la position de l’université en déclarant : « Nous nous tournons vers la justice car nous croyons fermement que ces mesures sont illégales et qu’elles mettent en danger notre mission, notre rôle essentiel au Québec et notre réputation mondiale en tant qu’institution d’enseignement supérieur de premier plan. »

Les deux mesures contestées, annoncées par le gouvernement québécois l’an dernier, comprennent une augmentation des frais de scolarité pour les étudiants canadiens provenant d’autres provinces inscrits dans des programmes de premier cycle ou de maîtrise professionnelle, ainsi que des modifications au modèle de financement pour les étudiants internationaux dans les mêmes programmes.

Après l’annonce de ces mesures en octobre 2023, McGill a vu les demandes d’admission au premier cycle en provenance d’étudiants canadiens hors Québec chuter de plus de 20 % comparativement à l’année précédente. Du côté de la clientèle internationale, la baisse est supérieure à 5 %, selon les données fournies dans le communiqué.

McGill demande donc un sursis pour suspendre ces mesures en attendant une décision des tribunaux. Les motifs de l’action en justice incluent des allégations de discrimination, un exercice déraisonnable du pouvoir ministériel, un manque de consultation adéquate et un processus décisionnel inéquitable.

Outre les préoccupations juridiques, l’université exprime également des inquiétudes financières, signalant une baisse significative des demandes d’admission provenant d’étudiants canadiens hors Québec et d’étudiants internationaux depuis l’annonce des mesures en octobre dernier.

Malgré les tentatives de collaboration avec le gouvernement, y compris la soumission de propositions alternatives, McGill affirme n’avoir reçu aucune réponse satisfaisante ni aucune justification quant à la nécessité réelle de ces mesures.

Cette décision de recourir aux tribunaux témoigne de la détermination des universités à protéger leurs étudiants et à préserver leur réputation académique et leur attractivité internationale.

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